E.T./ Who can save us now?

Brand-new super heroes
and their amazing (short) stories

Edited by Owen King & John McNally
Illustrated by Chris Burnham

september 2008

 

Bien sûr que les super-héros, à l’heure actuelle, c’est racoleur. OK, un point pour toi: ça ne sent pas la prise de risque. Pire, ça fait vendre.

Victime consentante de cette lâche opération mercantile, j’ai quand même acheté le bouquin. Ce qui me permettra, qui plus est, de coller à l’actualité avec un à-propos pour le moins inhabituel. La frime.
Parce que malgré tout, quelque chose là-dedans (le titre? la couv’?) sent la dérision et le désenchantement – ce qui me plaît.
Et avec l’espoir que le message, au fond, soit qu’il n’y a personne pour nous sauver. Ni dieu, ni superman – c’est à nous de faire le boulot. Ce que je crois, un peu à contre-courant d’une époque avide en parachutages providentiels. Donc finalement, peut-être n’est-ce pas un choix éditorial si « facile ». Mmm?

Je verrai, tu verras, nous verrons.

__________________________________________________________________________

La consigne
Je lis beaucoup de nouvelles, format que j’adore. Et je les oublie aussi vite que je les ai lues, ce qui est un peu inévitable. Cette fois, donc, je m’impose le temps de savourer. Et au lieu de noter quelques lignes sur l’ensemble du recueil, j’écrirai une petite note après la lecture de chaque nouvelle. Avant de passer à la suivante. Procédé qui n’a jamais empêché personne de faire une note de lecture globale, à ma connaissance.
 

__________________________________________________________________________
THE MOST UNLIKELY BEGINNINGS
__________________________________________________________________________

Girl Reporter, Stephanie Harrell

Le ton m’a beaucoup fait penser à Kelly Link, peut-être à cause du titre (Girl Reporter / The girl detective). Peut-être aussi à cause de la capacité de l’auteur à nous faire croire à une histoire d’amour en peu de mots. Un grand type en costume spantex rougeblancbleu, une blonde à longues jambes, ce n’est pas le couple le plus improbable des histoires de super-héros. Mais il fonctionne. La douleur de l’héroïne fonctionne. Et le mélange de crudité, de lyrisme et de banalité qui porte l’histoire fonctionne idéalement.

Le super-héros est ici doublement de l’ordre du fantasme, création chimérique qui s’invente elle-même, à la recherche de son propre sens. Mais ce sur quoi s’interroge l’auteur, là, j’avoue que pour moi c’est moins clair. C’est peut-être tout simplement un reflet de notre difficulté à trouver du sens à nos propres vies. Je ne sais pas. Mais j’ai beaucoup aimé. Quand même.

__________________________________________________________________________

The Oversoul, Graham Joyce

Possédé par une mystérieuse créature, un adolescent se découvre le pouvoir de voler. Ou, du moins, de sauter dans le vide – ce qui est, effectivement, un pouvoir peu commun.

Un sur-homme qui est en fait une sur-âme. Chimère d’une fin d’adolescence: le pouvoir de voler est-il de l’ordre du surnaturel ou, une fois de plus, du fantasme? Joyce, habilement, n’éclaircit pas ce point. Aider les autres n’est, finalement, qu’une tentative de s’aider soi-même. Et en chaque insatisfait réside un sur-quelquechose critique et puissant, qui juge avec sévérité nos désirs inassouvis et nous pousse, parfois, à les réaliser… en dépit des lois de la pesanteur.
La nouvelle en est une métaphore sympathique, quoiqu’un peu convenue.

__________________________________________________________________________

Nate Pinckney-Alderson, Superhero, Elisabeth Crane

Nate a un étrange pouvoir, dont il n’est pas encore conscient, qui lui permettra de devenir un super-héros, plus tard, si sa vocation tient. Car pour l’instant, Nate a six ans. Et son modèle, c’est Bob Brown. Mais oui, tu sais, Bob Brown. Monsieur-tout-le-monde en un chouia moins sympa. Celui qui a sauvé un petit môme qui sinon aurait été écrasé par un bus. Bob Brown, je te dis. Il est passé à la tévé. Bref, Nate a une cape marquée aux initiales BB, et la panoplie complète de Super-BobBrown. Ce qui n’implique pas (encore) d’utiliser un super pouvoir. Juste pousser les gens à droite à gauche pour qu’il ne leur arrive rien.

Et ce n’est pas triste. Ou alors, juste un peu. Parce qu’après avoir bien ri, il m’est resté… une impression étrange. Peut-être parce que Nate, s’il est parti pour sauver le monde, n’est pas parti pour être heureux, aveugle qu’il est à tout ce qui n’est pas son obsession. Peut-être parce que, insidieusement, j’en viens à me demander si, dans notre universelle quête de modèles, nous ne nous sommes pas choisi beaucoup de Bob Brown. Mmm?

__________________________________________________________________________

The Horses Are Loose, Cary Holladay

Dix ans. Summer a longuement mûri son plan: utiliser son super-pouvoir pour attirer l’attention d’Abigail Paylor, et la convaincre d’adopter sa mère. Oui, la mère de Summer. Parce que c’est dur d’avoir dix ans, et de devoir tenir la maison. Le seul problème, c’est qu’elle ne pourra utiliser ce pouvoir qu’une fois, une seule fois de toute sa vie. Et donc qu’il ne faut pas qu’elle loupe sa chance.

Summer n’est pas une super-héroïne. Elle a simplement un super-pouvoir: celui qu’ont les mômes de mobiliser leur formidable énergie pour échapper à la réalité. Cary Holladay en fait une histoire tendre et triste, ni follement originale ni merveilleusement écrite, mais nourrie de belles images qui se font écho, en l’espace de quelques pages, pour peindre le tableau d’un moment décisif – terrible et parfait – dans la vie d’une toute petite fille.

__________________________________________________________________________

The Quick Stop 5®, Sam Weller

Suite à de rocambolesques circonstances, six employés d’un supermarché sont transformés en êtres… phénoménaux, qui font furieusement penser aux Fantastic Four. Il y a un Monsieur Muscles – classique. La Fille-Condom – déjà plus original. Une autre qui peut faire jaillir du soda de ses mains ou de ses pieds – et malgré une question intéressante posée par l’un des personnages, nous ne saurons hélas pas si elle peut faire jaillir du soda d’autres parties de son corps. Le gars transformé en boeuf séché, étirable à volonté. Le tas de tabac chiqué, qui crache ses glaviots à des kilomètres. Et mon préféré, le « Planeur d’occase », qui exhale des bouffées de marijuana dès qu’il ouvre la bouche, et stone gratuitement tous les alentours (là encore, on ne saura pas si quand il … et c’est bien dommage). Bref, il n’y a pas loin des super-héros aux freaks. Ou inversement.

Eh bien, il fallait donc attendre jusqu’ici pour avoir droit au super-héros technicoloré, et à une nouvelle sans aucune prétention au second degré: du pur divertissement, et un auteur qui prend visiblement à jouer avec la contrainte. Sauf que… sauf que c’est vraiment mal écrit. Mal construit. On a l’impression de voir encore un peu les échaffaudages. Les grandes lignes du brouillon, en gros. Barbouillées à la va-vite, pour cacher. Mais bon.

__________________________________________________________________________
THE BEAST WITHIN
__________________________________________________________________________

Remains of the night, John McNally

Le majordome de Cafard-Man* n’en peut plus. Ce n’est pas si facile de vivre avec un cafard géant. Alors quand le super-héros est de sortie, en train d’éviter une guerre nucléaire ou, plus probablement, de récupérer un chat quillé dans un arbre, lui retrouve ses amis au bar, ou au bowling. Ses amis aussi travaillent pour des super-insectes, ennemis de Cafard-Man. Mais bon, cela ne regarde pas vraiment les domestiques, n’est-ce pas?  Faut bien vivre, et ce n’est pas par choix que l’on est majordome dans une poubelle de la taille d’une maison. Sauf que ça ne peut pas durer – et qu’à s’attaquer à un super-insecte, on a gros à perdre (ou à gagner?).

Portée par une excellente idée narrative (le héros qui n’est pas le super-héros), voilà une nouvelle terriblement sombre, frôlant l’horreur par moments. L’immonde se mêle intimement au « normal », et la voix calme du majordome/narrateur, un peu fascination, beaucoup répulsion, brouille les pistes avec un vrai talent. Bref, bien.

* En fait, il s’agit de SilverFish (un insecte qui dévore les livres, quelle horreur!!). Mais je n’ai pas trouvé de traduction, donc il faudra faire avec cafard. Et puis de toutes façons, il prospère quand même dans la crasse…

__________________________________________________________________________

The Pentecostal Home for Flying Children, Will Clarke

Une nichée d’enfants dans une maison-refuge. Une volée d’enfants aux cheveux rouges dans le ciel. Le passage en ville de RedBird, l’alien aux cheveux de feu qui avait le pouvoir de voler, aura laissé des traces bien visibles. Mais les habitants en ont vite assez des ces insupportables mômes qui ne respectent rien, et ils prennent pour les chasser les plus terribles mesures. Seul reste en ville Zaccheus, l’amoureux de la jolie Tamara Cooksey, celui qui avait choisi de ne pas voler et dêtre sage comme une image (d’église). Mais forcément, il y a des jaloux…

Une nouvelle de science-fiction qui sonne comme un conte biblique*, et s’achève sur une véritable apothéose. Et ça m’a plus. Beaucoup. Pas d’interrogations ici sur la nécessité de la justice ou le sens de la vie. Non, juste un regard, empli d’amour, sur ce qu’il y a à l’intérieur. Avec une mention spéciale pour le personnage complètement barré de Pauline Pritchard. Un extrait? Un extrait.

« From the moment that Pauline had wrapped Zaccheus Redbird in her sweater, he had clung very closely to her heart. Though Pauline would have denied it, everyone knew that this child was her favorite. She was often heard around town telling the boy that one day he « would bring the devil to his knees ». Pauline Pritchard saw something special in Zaccheus, something that the other Redbirds didn’t have, and that was why she named the boy for a redeemed tax collector instead of a whoremaster or a sodomite. It’s also why she kept all his baby teeth in the jingle-jangledy lockets that she wore on her wrists despite her religion strict rules against jewelry. »

* Si ça se trouve j’y pense, c’est inspiré de la Bible. Je suis crassement inculte en la matière.

__________________________________________________________________________

The Meerkat, Owen King

Un homme banal est transformé en Super-Suricate, ces petits animaux si mignons qui mangent des scorpions (preuve s’il en est qu’ils ne sont pas aussi innovents que des petits chats), et il en est très malheureux. Comment est-ce arrivé? Oh, de façon banale: il était parti dans le désert du Kalahari filmer des suricates, avec sa fiancée zoologue. Et là-bas, il y avait un drôle de bonhomme qui s’invitait, régulièrement, à boire une bière. Un indigène qui ne parlait pas, et donc auquel Wane pouvait d’autant mieux raconter sa vie, ses soucis, ses problèmes sexuels… Problèmes que les suricates n’ont pas, apparemment: pour eux, le sexe, c’est sportif. Et le vieux bonhomme, qui avait toujours l’air de si bien comprendre, décida de donner un petit coup de pouce à Wane. Sauf que sa jolie fiancée, qui aurait apprécié un peu d’action cela dit, ne tenait pas particulièrement à le voir transformé en animal.

Cette excellent regroupement sur « la bête à l’intérieur » s’achève sur la problématique logique mais, à ma connaissance, peu fréquente, de la vie sexuelle des super-héros. Enfin, pas sur le fait qu’ils aient une vie sexuelle, mais plutôt qu’elle puisse poser problème: toutes ces schyzophréniques histoires de masques et de déguisements, de doubles identités, de super-pouvoirs… Alan Moore avait fait sur la question quelques cases douces-amères et assez fines, dans le mythique Watchmen. Ici, Owen King se penche sur la cohabitation entre l’homme et la bête, et, face au risque de (con)fusion entre les deux, met en scène la nécessaire compartimentation de la personnalité. Le thème mis à part, l’histoire reste relativement classique, malgré l’ambition affichée d’un récit qui déroule en parallèle évènements présents et évènements passés (sans d’ailleurs en faire grand chose, un récit linéaire aurait tout aussi bien fait l’affaire). Mais c’est, incontestablement, bien vu. Et ça a toute sa place dans le présent groupement.

__________________________________________________________________________
A SHADOWY FIGURE
__________________________________________________________________________

When the Heroes Came to Town, Michael Czyzniejewski

Des héros arrivent dans une petite ville tranquille et prospère qui ne leur demandait rien. Ils prennent quelques catastrophes en main, refusent de se mêler à la population qui les regarde d’un oeil suspicieux (les hommes en fait, les femmes sont plus indulgentes), et repartent sans plus d’explications, laissant les habitants se débrouiller et, peut-être, les regretter.

Des héros dont le lecteur ne sait rien, mis à part qu’ils arrivent un jour en ville, puis en repartent en gardant tout leur mystère: ni qui ils sont, ni combien ils sont, ni à quoi ils ressemblent, ni quels sont leurs pouvoirs. Bref, des héros opaques, évasifs et interchangeables. Le héros que chaque homme voudrait être, ou pourrait être, peut-être? La nouvelle est curieusement sexiste, traçant une frontière bien nette entre hommes et femmes, les protecteurs d’un côté, les jolies de l’autre*. Quant à ce dont elle parle… c’est un peu obscur pour moi. Il y a là une métaphore que je peine à éclaircir, quelque chose à voir avec l’amour conjugal, je suppose – si une telle notion existe…

* Oui, ça m’énerve.

__________________________________________________________________________

The Thirteenth Egg, Scott Snyder

Exposé pendant la guerre à une explosion nucléaire, mystérieusement et miraculeusement rescapé, un jeune américain revient dans sa ville natale et retrouve sa famille, sa fiancée, et ne désire qu’une chose: reprendre sa vie là où il l’a laissée. Mais tout a changé, à commencer par lui: sous le coup de violentes émotions, il se met à littéralement bouillir… comme une bombe sur le point d’exploser.

Une nouvelle très « américaine », si cela veut dire quelque chose. Cela ne veut pas? Disons alors, une nouvelle avec des jeunes qui se pelotent dans des voitures sur le parking du cinéma en plein air, des jeunes qui bossent au drugstore du coin, des jeunes qui construisent des voitures avec leur Pop… Des jeunes pas très originaux. Alors, c’est vrai, l’ensemble a une belle cohérence psychologique, et le dénouement, dans sa logique immature, tient bien la route. Mais ça ne m’a réellement intéressée.

__________________________________________________________________________

In Cretaceous Seas, Jim Shepard

Les formidables sauriens du Crétacé quadrillent les mers de Thétys. Un homme plein de bonne volonté qui finit toujours par se conduire en monstre se débat contre sa mauvaise conscience. Quel pouvoir a-t-il donc, et qui aurait parié sur lui, sur sa durée, sur sa réussite, face aux monstres si bien équipés pour la curée?

J’attendais beaucoup d’un si beau titre. Et puis la nouvelle, pourtant extrêmement courte, m’a rappelé, un peu durement, que je n’avais pas un si bon niveau en anglais. Est-ce pour ça, parce que je l’ai mal comprise, que je ne l’ai pas appréciée? Ou bien est-ce parce que les ombres furtives de ce groupement ont finalement bien peu à voir avec les super-héros, à part d’un point de vue métaphorique et, pour tout dire, franchement tiré par les cheveux? Ellipses et introspection : non, décidément, ce regard sans concession sur l’humanité qui, dans l’idée, avait tout pour me plaire, ne m’a finalement pas convaincue.

__________________________________________________________________________

Roe#5, Richard Dooling

Le passé d’une femme vieillissante et discrètement alcoolique frappe à la porte: que faire quand on fait partie de la classe moyenne et d’un mouvement anti-avortement, et qu’un jeune homme vient vous trouver? Un jeune homme créé en laboratoire à partir du foetus que vous avez avorté, quand vous étiez encore une jeune étudiante qui croyait que son corps lui appartenait? Un jeune homme d’une rare sensibilité, quasiment sur-humaine?

D’une bonne idée (quoique peu super-héroïque, malgré les apparences), Richard Dooling ne fait finalement pas grand chose. J’ai un peu l’impression que c’est exactement ce qui s’est passé: il a eu une bonne idée, et il n’a pas su quoi en faire. Je vais finir par croire que les super-héros gagnent à être des super-héros, même s’ils doivent être super-méchants, plutôt que de vagues ombres…

__________________________________________________________________________

The Snipper, Noria Jablonski

Parfois les freaks, ce sont ceux qui n’ont aucun pouvoir alors que tout le monde en a: m’man, p’pa, les frères, les soeurs, les cousins, les voisins… Comme si ce n’était déjà pas assez difficile d’être ado. Et qu’en plus ta meilleure (et seule) amie préfère de laisser peloter par des vieux plutôt que de venir avec toi nourrir les calmars de compagnie que l’oncle t’a laissé à baby-sitter, pendant que toute la famille est en mission à l’autre bout de la terre. Seul le mystérieux Snipper, qui s’amuse à s’introduire la nuit dans les chambres des super-héros pour réduire leurs costumes en confetti de kevlar, ne semble pas prendre tout ça trop au sérieux.

Slips par-dessus les collants et super-pouvoirs délirants, animaux fabuleux et demoiselles en détresse… Noria Jablonski reprend avec une bose dose de dérision les codes du genre, et les mêle à une réflection douce-amère sur l’inépuisable malaise de l’adolescence. Résultat, une nouvelle très drôle et pleine de finesse, assez inattendue dans cette partie de l’antho qui m’avait, jusque là, globalement déçue.

__________________________________________________________________________
BEHIND THE MASK
__________________________________________________________________________

Man Oh Man – It’s Manna Man, George Singleton

Manna Man bosse peut-être en short devant ses tévés, mais il ne chôme pas: sur chaque tévé, un télévangéliste… qui se retrouve, sans en avoir bien conscience, à aiguiller les dons des crédules soucieux d’indulgence divine vers des assoaciations laïques. Et quand sa Némésis se met en tête de lui tenir tête, pas d’inquiétude à avoir: Manna Man a de quoi lui clore le bec.

Manipulateur de manipulateurs, Manna Man se fait justicier. Fantaisistes, aléatoires et résolument du côté des pauvres et des opprimés, ses détournements évitent le piège de l’action autoritaire du super-héros sûr de ses valeurs en s’en prenant à un fléau (pour ce que j’en sais) très amerlocain: les émissions télévangélistes. George Singleton sigmatise moins les télévangélistes eux-mêmes que les abrutis mesquins et hypocrites qui les enrichissent, dans une nouvelle bien trop drôle pour être de mauvais goût.

__________________________________________________________________________

My Interview with the Avenger, Tom Bissel

__________________________________________________________________________

The Rememberer, J. Robert Lennon

__________________________________________________________________________

The sisters of St. Misery, Lauren Grodstein

__________________________________________________________________________

Mr. Big Deal, Sean Doolitlle

__________________________________________________________________________
THE SUPER ORDINARY
__________________________________________________________________________

The Somewhat Super, David Yoo

__________________________________________________________________________

Bad Karma Girl wins at Bingo, Kelly Brafet

__________________________________________________________________________

Ligue of Justice (Philadelphia Division), Jennifer Weiner

__________________________________________________________________________

The lives of Ordinary Superheroes, David Haynes

__________________________________________________________________________

4 réponses à “E.T./ Who can save us now?

  1. Zacheus (Zachée in french) est bien un personnage de la bible (Luc 19): c’est un petit (par la taille) percepteur d’impôt pour les romains, riche et malhonnête, forcément détesté des habitants de Jéricho (ville qui fut détruite tout comme Sodome et Gomorrhe). Bref l’histoire raconte la conversion de ce personnage par Jésus et comment même les méchants peuvent être gentils. Il y semble donc qu’il y ait un lien avec ta maison refuge…
    Source : http://www.garriguesetsentiers.org/article-13463792.html

    Je précise : je suis athée… ^^ mais la littérature elle ne l’étant pas forcément, la lecture de la bible comme contes bibliques est souvent un passage obligé pour comprendre certaines de nos oeuvres (tout comme la genèse de l’écriture dudit ouvrage enseigne beaucoup de chose sur la constitution d’un corpus littéraire).

  2. > Sebastien
    Merci pour ces éclaircissements, c’est plus clair avec les détails! En effet, Pauline Pritchard, qui récupère les enfants « illégitimes » que Redbird a semé dans toute la ville, leur donne des noms de vils pécheurs.
    ^^
    Ca ne l’empêche pas de les aimer, c’est plutôt une façon de chercher leur rédemption (elle a une conception très personnelle de la religion, ou alors c’est simplement qu’elle est américaine, parfois j’ai du mal à faire la différence). C’est pourquoi donner à Zac le nom d’un collecteur d’impôts repenti est une façon de le distinguer des autres enfants. Et (est-ce le pouvoir du nom?) Zac en effet est un fils et un enfant modèle, contrairement aux autres qui ont « le diable au corps ».
    Par contre, mon interrogation portait en fait sur l’ensemble de la nouvelle: je me demandais si la nouvelle elle-même n’était pas une réécriture science-fictionnesque d’une histoire biblique. C’est surtout l’apothéose (littérale) de la fin qui pointe dans ce sens. Mais bon, ce n’est vital. La nouvelle tient parfaitement debout toute seule, sans y rajouter une couche de sens supplémentaire.

    Ceci dit, je suis d’accord avec toi sur l’intérêt « culturel » des contes bibliques (ou autres, d’ailleurs). C’est juste que je n’ai vraiment pas le courage de m’y attaquer…

  3. Silver fish ou poisson argent http://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27argent

    Remarque cette note sur http://www.hausinfo.ch/home/fr/assurance-securite/animaux-vermines/insectes-nuisibles-dans-la-maison/petit-poisson-argent.html

    Dangers et dommages
    Les petits poissons d’argent se régalent d’objets contenant du sucre et de l’amidon tels que papier, photos, livres, etc. Il convient de faire appel à des professionnels pour les éradiquer, car ils sont susceptibles d’endommager des bibliothèques, des collections philatéliques, etc.

    Bon mais tu as raison cafard çà frappe davantage l’imaginaire collectif et littéraire (Gregor Samsa revu et métamorphosé en super héros :))

  4. > Sebastien

    Voui, ce sont de sales bibliophages. Berk.

    Quant à Gregor Samsa, je n’avais pas du tout pensé à lui – ce qui n’est pas malin. Mais faut dire aussi que Kafka n’était pas exactement parti dans cette direction (vengeur masqué, super-pouvoir, tout ça…).

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s