Archives de Tag: Jules Verne

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La Jangada, Jules VerneLa Jangada, Jules Verne

«Allons à la bibliothèque, dit-elle! Prenons tous les livres, toutes les cartes qui peuvent nous faire connaître ce bassin magnifique! Il ne s’agit pas de voyager en aveugles! Je veux tout voir et tout savoir de ce roi des fleuves de la terre!»

Ainsi commença l’aventure. Où donc ai-je lu cette phrase? Pour la première fois, j’entendais parler de La Jangada. Et immédiatement, j’eus envie de lire un roman qui contenait si belle réplique.

Bien entendu, je fus déçue. Car je n’eus point besoin, moi, d’aller à la bibliothèque: il me suffisait de lire le roman pour tout savoir de l’Amazone, ce roi des fleuves de la terre. Quant à l’histoire, qui tient en peu de lignes, elle se noie dans de grands exposés géographiques, hydrographiques, historiques, botaniques, ethnologiques, zoologiques… et le paternalisme de Verne.

Restent des tas de péripéties, de retournements de situation de dernière minute, d’injustices à réparer, et une jangada fabuleuse, bien digne de descendre l’Amazone, qui m’aurait fait rêver avec quelques années de moins.

Le Fantôme de l'Opéra, Gaston LerouxLe Fantôme de l’Opéra, Gaston Leroux

Depuis le temps que Stella me vantait l’œuvre de Gaston Leroux, il était temps de m’y attaquer sérieusement. Après La reine du Sabbat et Les Ténébreuses, qui m’ont enchantée, je me suis enfin penchée sur le roman peut-être le plus célèbre de l’auteur, Le Fantôme de l’Opéra. Sans connaître l’histoire, puisque je n’ai même pas vu les adaptations ciné, j’avais, je ne sais pourquoi, une curieuse réticence. Pourtant, j’aime bien les histoires de fantômes. Ce devait être l’opéra…
Et en effet, il en est beaucoup question dans ce roman. Du bâtiment lui-même, merveille architecturale, labyrinthique et fastueuse. De chant, de musique, de représentations. De cantatrices. Et sur cette « matière première » déjà si riche, Leroux brode les aventures du fascinant Fantôme qui hante les lieux.

Point de fantastique ici. Leroux s’applique à peindre une fresque surnaturelle, pour ensuite la démonter point par point et exposer tous les trompe-l’œil (et trompe-oreille) qui rendent la magie possible. C’est brillant, tragique, foisonnant. Les gentils y sont, comme souvent, bien fades, face au flamboyant méchant qui a, tu t’en serais doutée, toute la sympathie de la lectrice.

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La nuit myope, A.D.G.

Fuguer et tout envoyer paître: sa femme, son boulot, sa vie. Ne garder que le chien, et rejoindre un nouvel amour, en quête d’un futur bonheur sur les traces de Stevenson. Oui mais en chemin, casser ses lunettes et traverser Paris dans la nuit, dans le flou. Ne plus y voir clair, est-ce ne pas avoir les idées claires?
Si les pérégrinations de cet homme-là ne sont pas bien palpitantes, c’est tout de même un bonheur de faire connaissance avec la langue riche (ô combien) d’A.D.G., auteur à la réputation peu recommandable, paraît-il. Poussée par Stella, elle-même incitée par les Moissonneuses, à dépasser mes préjugés, je ne regrette pas l’expérience. A renouveler, d’ailleurs.

Trois voyages, des centaines de péripéties, de quoi devenir guide touristique…

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