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La crème du crime (tome II), Michel Lebrun et Claude Mesplède

La crème du crime, Lebrun & MesplèdeAnthologie de la nouvelle noire et policière française

Hélas, la médiathèque ne possède plus le tome un, probablement tombé en miettes. Doublement hélas, car non seulement j’aimerais lire plus souvent des anthologies aussi jouissives et complètes, mais « L’épopée du polar« , la préface des anthologistes, se trouve bien évidemment dans le premier tome.

Des nouvelles elles-même, je ne dirai pas grand chose: je suis trop flemmarde pour faire vingt-quatre notulettes de lecture, et n’ai pas envie de distribuer de bons points.  Pour résumer, elles sont,  au pire, très bonnes. Et en général, excellentes. Sur les vingt-quatre qui composent le tome deux, pas une ne m’a ennuyée, lassée, fait hausser les épaules ou parue dispensable.

Ce qui souligne, et c’est là que je voudrais en venir, le superbe travail réalisé par Lebrun et Mesplède. Pour autant que j’ai pu en juger, ils proposent un panorama d’une rare qualité. Avec un grand souci d’exhaustivité, ils rassemblent des nouvelles noires, policières, politiques, à chute, burlesques, en chambre close…

Les nouvelles sont groupées en cinq grandes époques: les ancêtres, les années 1900-1950, les années 1950-1967, les années 1968-1980, et les années 1981-1995. Sur le papier, l’évidence des césures chronologique saute aux yeux, mais elle garde également tout son sens à la lecture.

Par ailleurs, chaque auteur est présenté dans une courte notice: biographies et bibliographie succinctes, mais aussi considérations sur le style d’écriture, les genres privilégiés… En somme, largement de quoi approfondir, noter des noms, des titres – des fois que la lectrice paniquée voit sa pile ou sa liste à lire descendre en dessous des deux cent titres.

Au total, j’ai bien conscience d’enfoncer une porte grand ouverte,  avec bientôt une vingtaine d’années de retard, et sans avoir l’excuse de la jeunesse. N’empêche, il est bien agréable de se rendre compte par soi-même. Et puis maintenant, il y a des signes de piste que je saurai suivre les yeux fermés.